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Un petit cours de cuisine à bord, comme à la TV

   

  

 

La Transat 6.50 2009 vécue à bord de Stratus

Stratus est à vendre

A vendre ou à louer proto N° 476 plan Germond 2007

  Très gros potentiel, puissance et faible surface mouillée, testé en bassin de carène

Sandwich verre, carbone, époxy et Airex.  Appendices, mât, bôme et bout dehors : carbone

Solent, spi max, spi médium arrisable, code 5 et gennaker 2009 (seulement Transat), GV et 1 solent 2008, 2 spis d’entraînement

Equipé Transat, inventaire complet sur demande

Grand Prix d’Italie 2009: 4ème , Les Sables-les Açores-les Sables 2008: 6ème , Sanremo Mini Solo 2008: 2ème, Mini Max 2007: 4ème

  Prix : 65'000 € à discuter

  Visible en Atlantique

  Contact : Fabrice Germond

Tél : 00 41 79 782 41 03

 

Fabrice Germond lauréat du prix du C.E.R. 2009

Le comité du Centre d’Entraînement à la Régate a décerné le Prix du C.E.R. 2009 à Fabrice Germond, protagoniste du Centre durant de nombreuses années, comme reconnaissance de sa démarche remarquable lors de son projet pour la Transat 6.50 Charente-Maritime/Bahia courue en 2009, projet au cours duquel il a été successivement et simultanément architecte, constructeur et marin sur “Stratus“.

Laudatio Prix du C.E.R. 2009

Lors de l’assemblée générale de l’association (17/02/10), le comité du C.E.R. a décerné le Prix du C.E.R. 2009 à Fabrice Germond, protagoniste du Centre pendant de nombreuses années, comme reconnaissance de sa démarche remarquable lors de son projet pour la Transat 6.50 Charente Maritime - Bahia courue en 2009, projet au cours duquel il a été successivement et simultanément architecte, constructeur et marin.

Qu’il soit félicité pour sa persévérance et sa détermination à mener à bien ce projet de très longue haleine et pour sa résistance face à l’adversité rencontrée pendant la course.

Fabrice gagne un diplôme, un sac à dos ainsi qu’un bon d’achat à la boutique nautique La Seiche.

Le récit rocambolesque de Fabrice est à lire sur le site Internet www.fabrice-germond.com

A propos du Prix du C.E.R.

Le Prix du C.E.R. est une reconnaissance annuelle attribuée à un membre ou un à tout un équipage du Centre d’Entraînement à la Régate ayant contribué à la promotion des valeurs de l’association par son comportement et/ou par les bons résultats obtenus.

Le sérieux et la complétude de la préparation, l’esprit d’équipe et d’initiative et les bons résultats sont autant de critères à peser pour désigner le ou les lauréats du prix. Le prix peut aussi être attribué en vertu d’une démarche particulière et exceptionnelle (par exemple: gain de toutes les manches d’un championnat, équipage féminin, etc.).

Pour mémoire l’équipage « Les Jeunes » avait remporté le Prix 2008, ses membres ayant été récompensés pour leur assiduité à l’entraînement et pour la victoire du Championnat lémanique de Surprise (Trophée Mirabaud) sur CER - Aéroport de Genève lors de leur première année en lesté.

Remerciements à la boutique nautique La Seiche pour sa participation au Prix du C.E.R. 2009

Source: CER News - Sylvain Wenger

 

Transat 6.50 – deuxième étape

Bonjour,

De retour dans la jungle urbaine de Salvador de Bahia, après quelques jours de repos passés sur une petite île entre la mer turquoise, les plages de sable blanc désertes bordées de cocotiers, de mangrove et la jungle. J'ai pu prendre un peu de distance par rapport à ma course et je reviens donc sur une deuxième étape très difficile.

Après la casse importante de la première étape les jours passés à Funchal sont bien remplis (contrairement à certains je n'ai pas de préparateurs qui se déplacent à l'escale pour réparer mon matériel) et les derniers jours de pluies n'arrangent pas mon planning déjà serré. Je prends malgré tout le départ avec un bateau réparé et en pleine forme.

Je reste prudent en ce début de deuxième étape suite aux réparations effectuées d'autant que les conditions sont difficiles. Près et vagues croisées au programme. Stratus tape dans cette mer,  le pont et le skipper sont sans arrêt balayés par les vagues. Le taux d'humidité dans le bateau est tel que deux jours après le départ plus aucun instrument électronique ne fonctionne, plus de centrale NKE, plus de pilote automatique et même plus de GPS... Difficile de naviguer dans ces conditions là. Mais Stratus avance bien et je remonte gentiment au classement. Je suis 11ème en arrivant sur les Canaries.

Le passage entre les îles de nuit est un peu compliqué, en effet la dorsale (zone de haute pression) vient passer ses vacances à Ténériffe plus tôt que prévu et la fatigue accumulée (toujours pas de pilote) ne m'aide pas. Les conditions météo après le passage de l’archipel sont idéales et le soleil, enfin de retour, permet de sécher le bateau, l'électronique, le skipper, ses habits et de recharger les batteries.

Mon pilote refonctionne mais le moteur du vérin électrique grille rapidement. De plus le coupe circuit d'une des deux batteries fait un mauvais contact et l'autre batterie se vide, mais je ne le remarque pas tout de suite car mon voltmètre ne fonctionne plus... Lors d'une nuit sous spi, le vent montant rapidement, j'enclenche le pilote pour pouvoir affaler mais par manque d'énergie le pilote part rapidement au lof, je me fais éjecter du bateau et passe à l'eau ! Heureusement j'ai mon harnais et je remonte rapidement à bord. Crevé, trempé et sans pilote j'affale le spi et la grand voile pour laisser le bateau vent arrière, barre libre, sous foc seul, dans le but de pouvoir dormir un peu. Evidemment au classement du lendemain j'ai perdu de nombreuses places, dur pour le moral !

Dès le nord de l'archipel du Cap Vert (et jusqu'au Brésil) je rencontre de nombreux poissons volants, c'est incroyables les distances qu'ils parcourent en planant au dessus des vagues. Certains jeunes un peu suicidaires viennent s'écraser sur le pont de Stratus, j'en sauve quelques un, mais un seul des plus habiles réussi à atterrir dans le bateau, sur ma feuille, à côté de la pointe de mon stylo, alors que je suis entrain de prendre la météo !

Mes problèmes électriques et d'énergie ne s'améliorent pas, je suis donc toujours privé de pilote et passe beaucoup de temps à la barre mais très peu à dormir. Je décide alors de faire escale au Cap Vert à Mindelo. Mes rêves de bon classement s'envolent avec cette décision.

Je reste presque 48 h à Mindelo pour recharger mes batteries, essayer de résoudre mes problèmes électriques, recoller une petite pièce et changer le moteur de mon pilote (merci à Maxence qui m'a donné le sien). Je ne suis pas le seul ministe à Mindelo, mon pote Mathieu s'arrête aussi, mais en repartant nous savons tous que la course est un peu terminée, le but est maintenant de rallier Bahia.

Le passage du Pot an Noir (zone de calme d'épaisseur et position variable se situant au nord de l'équateur) est beaucoup plus difficile pour nous que pour les premiers, il est en effet très nord lorsque nous entrons dedans et il nous poursuit alors que nous essayons péniblement d'aller au Sud. Je passe six jours à la barre (problèmes électriques donc plus de pilote pour changer) dans cette zone où le vent est quasi inexistant. J'ai le temps de me poser beaucoup de questions: Mais qu'est ce que je fais là? Pourquoi je fais cette course? L'investissement en énergie, en temps et en argent en vaut-il la peine alors que la réussite ne tient vraiment à pas grand chose ? La casse peut détruire tout espoir de bon résultat. Cette étape me semble terriblement longue et mon moral est au plus bas.

Nous voilà enfin sorti de ce pot au noir, un groupe de globicéphale vient fêter ça avec nous. La casse se compose souvent d’un enchaînement d’événements, lorsque je suis sous geenaker mon écarteur se brise, le bout dehors se retrouve alors dans l’eau sous le vent et le bras qui le tient enfonce une des pattes du balcon avant à travers le pont. L’avant du bateau se remplit alors d’eau en permanence. D’autre part je ne peux plus quiller et je dois laisser celle-là au centre.

Heureusement les derniers jours le long de la côte brésilienne sont composés de longs et agréables moments de glisse sous spi. J’arrive à Bahia à 8h du matin (heure locale). A peine un pied sur le ponton que l’on me tend une caipirinia-maracuja, peut-être pour me faire oublier mon mauvais classement. Je suis tout de même très content d’être arrivé à bon port.

L'arrivée à Salvador de Bahia et le traditionnel bain forcé pour le skipper

Cette course a été extrêmement difficile (en tout cas moralement) et les moments de plaisirs ont été peu nombreux, mais ils ont été très forts, je me souviens des surfs interminables sur mon bolide seul au milieu de l’océan, des couchers de soleil et lever de lune magnifiques, des ciels étoilés incroyables, d’un nombre d’étoiles filantes inimaginables, des sillages des dauphins de nuit qui grâce au plancton phosphorescent zèbrent l’eau autour du bateau, ...

Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé et soutenu dans cette aventure et qui m’ont permis d’aller jusqu’au bout :

Novae, le CCS, le Sport-Toto, Nautix, le Chantier Naval Aebi, Julbo, Europ’sails, Bioboat, Musto, Paraloc, Olivier Cujean, le Domaine de la Mermière, Yves Batardon, la Cave des Chevalières, Sébastien Dupraz, la commune de Soral et ses habitants, les membres du groupe de soutien, mes amis, ma famille, Catherine ma compagne et tous ceux qui m’ont envoyé des messages pendant la course ainsi que ceux que j’ai oubliés...

J’espère vous revoir tout bientôt !

Bien à vous !

Fabrice

Transat 6.50 – première étape

Bonjour,

Dimanche 13 septembre à 14h17, nous nous élançons de la Rochelle pour la première étape de la Transat 6.50!

Après un départ moyen,  je reprends rapidement des places au près, puis sous spi. Le soir alors que j’avais mis le pilote afin de pouvoir mettre mon ciré, mon bateau part au lof et le spi  s'enroule complètement autour de l’étai. Après avoir essayé, mais sans succès, de le dérouler depuis le pont, je décide de monter au mât. La nuit et les vagues ont rendu la manœuvre très difficile. Je passe deux heures dans le mât qui se balance dans tout les sens à essayer de défaire le spi tout en me tapant partout. Les mouvements du bateau sont tels que le pont se retrouve de temps en temps sous l’eau. Et je n'y arrive pas...

Plus tard, je décide de m’arrêter à la Corogne pour finir d’enlever mon spi et réparer mes barres de flèches tribord qui sont toutes entrain de s’arracher de leur fixation sur le mât. J’ai également un gros soucis électrique que je ne peux pas résoudre à ce moment là.

Donc, je repars. Après le passage du cape Finisterre alors que je fais des surfs à plus de 15 nœuds en pleine nuit noire, la sécurité de mon safran (gouvernail) sous le vent casse après avoir heurté quelque chose. Un deuxième choc. La sécurité casse à nouveau et le safran, à moitié dans l’eau, fini par démolir complètement le casting (boîtier qui relie le safran à la coque). N’ayant plus de safran, mon mini part au lof, le spi se retrouvant dans l’eau il arrache le bout dehors qui passe sous le bateau! Je me demande alors, si je vais réussir à rallier Funchal si le sort s'acharne ainsi contre moi...

J’ai donc effectué les cinq derniers jours de l’étape avec un seul safran (et du mauvais coté), sans bout dehors, donc sans spi. De plus mes barres de flèches tribord qui s’arrachent à nouveau et le mât qui menace de tomber... J'ai barré plus de 20 heures par jour, quelques fois sans électronique ni GPS, ne pouvant mettre le pilote que durant la journée quand il y avait un rayon de soleil…

Arrivée à Funchal

Ce n’était donc pas une étape de tout repos. Je ne suis évidemment pas content, ni de mon résultat ni d’avoir eu autant de casse, alors que mon bateau était super prêt. Mais finalement et heureusement,  j’ai tout de même pu rejoindre Funchal. Je suis entrain de tout réparer pour pouvoir oublier ce début de course difficile et faire un belle deuxième étape, car la route est encore longue!

Nous quitterons Funchal samedi 3 octobre pour mettre le cap sur Salvador de Bahia (à suivre sur : www.transat650.org).

Bien à vous !

  Fabrice

Le grand départ

Bonjour,

Après une saison bien remplie où l’accent à été mis sur les entraînements (ça coûte beaucoup moins cher que les courses…), le départ de la Transat 6.50 arrive à grand pas. Coté course je n’ai pas pu participer à la Sanremo Mini Solo, les grutiers m’ayant un peu abîmé mon bateau lors de la mise à l’eau, mais notre quatrième place au Grand Prix d’Italie avec Etienne David reste un excellent souvenir.

A terre c’est déjà la course avant la course, il faut tout organiser, préparer le bateau, essayer de boucler le budget et ne rien oublier… Stratus est paré pour la grande aventure, j’ai poncé sa carène et giclé un nouvel antifouling pour qu’il glisse comme un dauphin dans l’eau, toutes les pièces usées ou abîmées ont été changées, un deuxième pilote automatique moins gourmand en énergie à été installé et finalement trois panneaux solaires (cinq au total) ont été rajoutés. Alors que d’autres skippers partent avec des piles à combustible ou des groupes électrogènes, 100% de l’énergie du bord sera d’origine solaire pour des raisons écologiques, de poids, de prix, de simplicité et de facilité d’utilisation. La semaine passée Stratus a retrouvé son élément favoris le temps d’essayer mes nouvelles voiles.

Le bateau de Mathieu Verrier et le mien partiront lundi prochain pour la Rochelle où nous devons être présents à partir du 3 septembre. Dimanche 13 septembre à 14h17 les 84 concurrents de la Transat 6.50 s’élanceront de la Rochelle pour la première étape en direction de Madère. Le 3 octobre nous mettrons le cap sur Salvador de Bahia pour une étape de 3100 milles (5700 km).

Merci beaucoup pour votre soutien, c’est aussi grâce à vous que je serai sur la ligne de départ. Embarquez avec moi, suivez toute la course de près et visualisez notre position en temps réel sur : www.transat650.org

Je me réjouis de vous raconter ma transat.

Bien à vous !

Fabrice

Grand Prix d’Italie

Ce samedi 18 avril à 12h45, 24 minis s’élancent sur la ligne de départ du Grand Prix d’Italie pour une course en double de 540 milles (Gênes, Capraia, la Caletta, Giannutri, Elbe, Gênes). Parmi les 14 prototypes, 6 bateaux neufs sont présents avec leurs équipages expérimentés, leurs préparateurs et leurs gros budgets. C’est donc une confrontation très intéressante pour nous avant la Transat 6.50 (départ le 13 septembre).

Pour cette première course de la saison je suis très heureux de naviguer à nouveau avec Etienne David. J’ai en effet d’excellents souvenirs de régates avec lui, notamment une belle victoire d’étape lors du Tour de France à la Voile 1999 (ça ne me rajeunit pas ça…).

Départ du Grand Prix d’Italie

Après un bon départ et grâce à la bonne vitesse et au bon cap de Stratus au près, nous sommes bien dans le coup et régatons contre Assem group de Mathieu Verrier et Cédric Boeri, ce qui ne me change pas beaucoup de mes entraînements à Hyères.

La traversée de Gènes à l’île de Capraia (à l’est du Cap Corse) puis jusqu’à la bouée de la Caletta (côte est de la Sardaigne) se déroule dans des conditions souvent légères. Nous virons la bouée en troisième position après une belle première moitié de course malgré que le GPS nous ait joué quelques mauvais tours.

Le vent et une mer hachée sont au rendez-vous lors de la remontée au reaching puis au près jusqu’à l’île de Giannutri. L’île d’Elbe passée, les vagues se calment enfin, puis les petits airs et la pétole sont de retour. Nous terminons cette course l’écoute entre les dents comme si nous étions entre trois bouées. Les derniers milles sont les plus longs, alors que nous sommes troisième, pas très loin du deuxième, le vent a disparu. Speedy Maltese est juste derrière nous et réduit son écart en attrapant quelques risées. Ce dernier sortira vainqueur d’un final digne d’un match race. Un peu déçu de cette fin nous sommes néanmoins satisfait de notre quatrième place étant donné le niveau des équipages et de leur monture. Nous garderons de beaux souvenirs de régate et de belles images (les monts enneigés du sud de la Corse, les nombreux dauphins, …).

Je remercie beaucoup mes nouveaux partenaires : Novae restauration, grâce à qui j’ai très bien mangé pendant cette course et Julbo qui protège mes yeux avec ses excellentes lunettes.

Le lendemain soir après la remise des prix je profite des conditions annoncées (vent d’Est, 30 nœuds maximum au large) pour ramener mon bateau à Hyères. Je passe rapidement du spi au foc seul lors de ce convoyage exprès où les surfs s’enchaînent pour arriver à Hyères comme une fusée avec 40 nœuds de vent !

La prochaine course auquel je participerai est la Sanremo Mini Solo du 15 au 17 mai ( www.oceanitalia.com/SMS/ ).

Entraînements, courses et entraînements

Ma préparation pour la Transat 6.50 s’intensifie, avec Mathieu nous enchaînons les entraînements intensifs, au programme speed tests, manœuvres, speed tests, … En parallèle nous avons effectué avec succès le test d’effort, l’échographie du cœur et le cours de secouriste, obligatoires pour la Transat.

La suite du programme est composée du Grand Prix d’Italie du 18 au 25 avril au départ de Gènes. Je ferrai équipe avec Etienne David, qui est entre autre le parrain de Stratus. Cette course en double sera suivie de la Sanremo Mini Solo du 15 au 17 mai. Vous pouvez suivre celles-ci sur les sites : www.gpi-mini650.com et www.oceanitalia.com/SMS/

En route vers la Transat 6.50 2009  

Je vous souhaite tout d’abord une excellente année 2009 en espérant que les vents vous soient favorables !

Alors que les skippers du Vendée Globe régataient dans le grand sud, Mathieu Verrier et moi-même (Horizon3 Sailing Team) nous sommes entraînés dans le grand sud de la France, à Hyères. Ces navigations ont été fortes utiles et nous nous réjouissons de nos prochains entraînements avec le COYCH (notre club de voile à Hyères) en février.

Mais la bonne nouvelle de cette fin d’année pour nous est que nous sommes qualifiés, inscrits et sélectionnés pour la Transat 6.50 2009 (le nombre de places étant limitées à 72, seuls les skippers et bateaux ayant le plus de milles en course sont sélectionnés) ! Nous serons donc sur la ligne de départ à la Rochelle, le dimanche 13 septembre 2009.

Meilleures salutations et à bientôt pour plus de news !

Fabrice

Gascogne qui cogne

Me voici de retour sur la terre ferme après une course mouvementée.

Le départ de la course les Sables – les Açores (www.lessables-lesacores.com) a été donné samedi 26 juillet dans un vent léger. Les  49 solitaires se sont élancés le couteau entre les dents dans un départ digne d’une régate banane. A la vue des derniers fichiers météo le matin même, j’avais décidé de faire une petite cuillère au sud après le départ, pour aller chercher un peu plus de vent, puis de suivre une route directe en direction des Açores. Mais après le départ mes meilleures adversaires sont partis sur une route nord ce qui m’a fait hésiter quand à mon option et j’ai finalement suivi une route plus nord que ce que je voulais faire, erreur, l’option sud était la meilleure… Ensuite la traversée du golfe de Gascogne a été particulièrement difficile.

Après un premier front avec des vagues courtes et croisées très inconfortables au près (les chocs étaient violents) et alors que je ne recevais pas la météo et les classements de la course (je ne les recevrais pas de toute l’étape), j’ai appris d’un bateau accompagnateur qu’un coup de vent arriverait d’ici trois jours. Je suis parti au sud pour passer le Cap Finisterre avant la tempête, mais un jour de pétole (calme) puis un premier coup de vent avec des pointes à 35 nœuds arrivé 24 h plus tôt que prévu m’en a empêché. Je me suis donc retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment avec plus de 50 nœuds de vent (plus de 90 km/h) ! Je suis resté à la barre concentré pour négocier au mieux les vagues mais je me faisais régulièrement éjecter à travers le cockpit… Ma girouette anémomètre s’est arrachée et envolée ce qui ne me permis plus d’utiliser le pilote en mode vent. Ensuite le pilote automatique et la centrale de navigation ont cessé de fonctionner ne supportant pas l’atmosphère très très humide de l’intérieur du bateau. Mais je n’étais pas seul à avoir des problèmes, près de la moitié des skippers ont abandonnés !

La suite de l’étape s’est donc déroulée sur une route un peu plus longue que la route directe, avec plus que mon pilote de secours, dans des conditions alternant entre pétole et vent fort et le tout au près. Après 14 jours de mer j’étais donc extrêmement impatient et content d’arriver aux Açores et j’en ai profité pour dépasser deux concurrents peu avant l’arrivée. L’accueil à Horta a été fantastique. 

L’arrivée à Horta

© Mélanie Bahuon   www.melaniebahuon.com

Après trois jours de repos et de préparation c’était le départ de la deuxième étape. J’ai rapidement pris une route très nord (un peu trop nord) pour aller chercher du vent. Ensuite j’ai commencé à attaquer sous spi mais n’ayant plus de mode vent sur mon pilote le bateau a fait de gros vracs alors que j’essayais de me reposer. Le troisième jour de course mon écarteur de spi a cassé puis l’après-midi c’est l’articulation et l’arrière du bout-dehors qui ont cassés, je ne pouvais donc plus mettre de spi ce qui allait beaucoup m’handicaper quand le vent faiblirait. En cassant, le bout-dehors a complètement plié le balcon avant. Celui-ci a du raguer sur la fixation de l’étai et ce dernier a cassé deux jours après ! Heureusement le solent (voile d’avant) a retenu le mât et a empêché qu’il ne tombe. Après avoir réparé l’étai je me suis rendu compte que la bastaque sous le vent s’était défaite, j’ai donc également réparé celle-ci. Après cette matinée de bricolage la suite de l’étape s’est déroulée sans trop de soucis mis à part que je n’avais plus d’électricité à la fin de celle-ci. N’ayant que deux petits panneaux solaires comme unique source d’énergie et le soleil n’étant pas vraiment au rendez-vous de cette deuxième étape, j’ai passé les trois derniers jours et nuits à la barre, n’ayant même plus de GPS et de feux de mât à la fin de la dernière nuit. 

La traditionnelle fresque sur les quais d'Horta                                                                                       Départ d'Horta

                                                                                                                                                                                                            © Mélanie Bahuon   www.melaniebahuon.com

Je termine l’étape cinquième proto et sixième au classement proto des 2 étapes mais de nombreux minis de séries sont arrivés avant les protos dans ces conditions météo difficiles. Je suis content d’avoir terminé cette course qui fut un bon test et entraînement pour le bateau et le skipper même si le plaisir n’était pas tous les jours au rendez-vous. Stratus et son skipper vont maintenant prendre un peu de repos avant d’attaquer les préparations, réparations et entraînements en vue de la Transat 6.50 2009 !

Meilleures salutations et à bientôt pour plus de news !

Fabrice

Les Sables – Les Açores – Les Sables

Suivez la course Les Sables – Les Açores – Les Sables (départ le 26 juillet) en direct sur :  www.lessables-lesacores.com

2ème de la Sanremo Mini Solo

Me voici de retour sur la terre ferme après ma première course en solitaire, la Sanremo Mini Solo, et une qualification de 500 milles pour la course Les Sables-Les Açores qui aura lieu en août.

Après que le vent fort qui soufflait à Hyères m’ait empêché de mâter mon voilier au moment voulu, c’est ensuite la pétole (calme plat) qui ne m’a pas aidé à me rendre rapidement à Sanremo. Je suis finalement arrivé à bon port le soir avant le départ de la course.

Stratus et sa nouvelle garde robe avant et au moment du départ

Au moment de la sortie du port avant le départ, une certaine crispation pouvait se lire sur les visages des skippers. Les grains se succédant, les 20 marins se demandaient combien de ris (les ris permettent de réduire la surface des voiles quand le vent est fort) ils devaient prendre. Le vent étant finalement retombé un peu, je suis sorti du port avec un ris dans la grand voile, comme la plupart des bateaux. Pendant la procédure de départ alors que le vent faiblissait certains skippers dont Andréa Caracci (qui finira premier) renvoyèrent leurs ris. Ne l’ayant pas fait à ce moment là, j’ai du me dégager des autres concurrents après le départ pour renvoyer toute ma toile, mais ma grand voile coinçait (un petit défaut de jeunesse) ce qui m’a fait perdre un peu de temps. C’est ensuite avec beaucoup de plaisir, une bonne vitesse et un excellent cape que mon Stratus, propulsé par ces belles nouvelles voiles (merci Europ’sails), a débuté cette course. On s’est donc vite retrouvé devant et au vent du groupe de concurrents, seul Caracci avait pris une précieuse avance. Après une après midi et une nuit rythmées par les grains, où je n’ai pas quitté la barre, c’est fatigué, trempé et un peu congelé que j’ai contourné la bouée de Portofino. Alors que je dormais (un peu trop…) sous pilote le vent est rapidement tombé. C’est sous grand spi, dans la pétole que j’ai terminé 2ème de la Sanremo Mini Solo.

N’ayant pas fait de points au sextant (l’ancêtre du GPS) l’année passée durant ma qualification de 1000 milles, c’est armé de mon sextant que j’ai ensuite fait les 500 milles en solitaire exigé par la Classe Mini.

Je vous souhaite un bel été (même si c’est pas bien parti) et à bientôt pour plus de news !

Fabrice

Le programme de courses 2008

Sanremo Mini Solo 16 au 18 mai 2008 

Course en solitaire de 140 milles. Parcours : Sanremo - île Gallinara – Portofino - Sanremo

  Marseille Alger Cup 28 juin au 08 juillet 2008

Course en double de 1 000 milles. Parcours : Marseille - Alger - Marseille

  Les Sables – Les Açores – Les Sables  26 juillet au 25 août 2008

Course en solitaire de 2600 milles. Parcours : Les Sables d'Olonne – Horta (Les Açores) – Les Sables d'Olonne.

Salon du Nautisme et de la Croisière

Passez à notre stand au Salon du Nautisme et de la Croisière, le vendredi 23 novembre de 17h à 22h et le samedi 24 novembre de 10 h à 19 h à la caserne des Vernets, à Genève.

La qualification en solitaire

Suite à mes courses en double, je voulais terminer cette saison par ma qualification de 1000 milles en solitaire. Celle-ci est obligatoire pour pouvoir s’inscrire à la course Les Sables – Les Açores – Les Sables et à la Transat 6.50.

   

Après avoir réparé des voiles, préparé et avitaillé Stratus, j’ai largué les amarres de Port Camargue pour rejoindre Mathieu Verrier à Hyères, qui devait également faire sa qualif. Nous avions en effet décidé de partir ensemble (mais chacun sur son bateau…).  

Au programme : Hyères, le Cap Corse avec le passage obligatoire de l’Ile Giraglia, l’Ile Giannutri, retour au Cap Corse puis passage d’une bouée dans le Golfe du Lion, une autre devant Barcelone et finalement retour à Hyères.

C'est en théorie sans escale, mais on peut s'arrêter si jamais il y'a des BMS (coup de vent). Il y'en a eu 4... Nous nous sommes arrêtés 3 jours à Fréjus. Nous avons fait  quasiment tout le parcours au près, ça nous a donc pris 14 jours pour plus de 1500 milles...avec des vagues souvent courtes et grosses. A part mes vieilles voiles qui se sont déchirées, m’obligeant à faire de la couture en mer, et la prise de mon GPS qui a grillé je n’ai pas eu de casse. C’était un excellent test pour mes futures navigations en solitaires et je me suis bien fait plaisir.

Mini-Max

Du 30 juin au 8 juillet
500 milles en double avec escale  Port Camargue - Ajaccio - Port Camargue

  Deux semaines à peine après la Course des Lions je repartais à Port Camargue pour préparer la Mini-Max. Au programme, réparation et optimisation du bout-dehors ainsi que tout ce que je n’avais pas eu le temps de faire avant la Course des Lions…

  Mon équipier pour cette course se nomme Andrea Pendibene , il est également skipper de son propre mini et devrait être au départ de la prochaine Transat 6.50.

  Cette fois-ci, Stratus était fin prêt le jour du départ. Cette première étape nous emmena jusqu’à Ajaccio avec un passage obligatoire à Porquerolles. Nos vieilles voiles nous ont un peu handicapés dans la pétole (vent très faible). Notre route à l’ouest de la route directe pour aller chercher le vent d’ouest annoncé n’as pas été payante, le vent est en effet rentré beaucoup plus tard et moins fort que prévu et nous avons fait plus de mille que les autres… Nous sommes un peu remonté à la fin et terminions cinquième tout proche du quatrième et du troisième lors de la très belle arrivée dans la baie d’Ajaccio.

  Les vacances en Corse se sont prolongées d’un jour pour laisser passer un coup de vent et nous sommes repartis le jeudi 5 juillet au près dans de très grosses vagues… BAM, BAM, BAM,… Le spectacle était magnifique mais les fauteuils n’étaient pas du tout confortables! Un gros CRAC nous a fait peur, petit tour du proprio, la quille semble toujours là, la structure est encore rattachée à la coque, c’est le ringot de la poulie de quille qui a explosé… Nous finissions la traversée sans vent mais avec toujours les vagues… Après une belle dernière nuit sous spi nous terminions l’étape quatrième (ainsi qu’au général) tout près du deuxième et du troisième (Tip-Top et Meteor).

  Après cette belle deuxième course, la suite de mon programme est la qualification des 1000 milles en solo que j’aimerai faire en août.

  Je vous souhaite un excellent été, un bon vent et à bientôt pour la suite des aventures de Stratus !

Course des Lions

Du 2 au 10 juin
500 milles en double  Port Camarque - Agay - Calvi - Agay - Port Camargue

Après un beau baptême et une bouteille de champagne cassée du premier coup par la main experte d’ Etienne David, Stratus quitta l’eau douce le surlendemain pour prendre la route direction de Port Camargue. La jauge et ses tests de stabilités craints par les skippers et les architectes a été passée avec succès.

La semaine de préparation du bateau avant la Course des Lions a été extrêmement chargée. Une fois l’électricité et l’électronique installées, quelques réparations effectuées sur les voiles, les contrôles de sécurité passés, … Stratus et son équipage étaient prêts à prendre le départ de leurs première course. Mon équipière était Sandrine Lescaudron, une navigatrice bretonne se construisant également un proto 6.50.

Après un départ retardé de quelques heures pour laisser passer un coup de vent et une sortie de port un peu sport c’était enfin parti pour cette course. Dès le premier envoi de spi une sangle que j’avais fait faire par une voilerie et qui tenait l’extrémité de mon bout-dehors, glissa et le bout-dehors passa à travers celle-ci. Malgré les nombreux bricolages pour essayer d’éviter ce problème celui-ci se répéta durant toute la course et nous empêcha souvent de mettre le spi. Sans cette voile il était extrêmement difficile d’être compétitif face aux autres concurrents. En plus ce problème de sangle fini par casser l’arrière du bout-dehors. Du coup à défaut de faire un bon résultat (22 ème) cette course nous permis de mettre au point le bateau. J’ai malgré tout eu beaucoup de plaisir et me réjouis de la prochaine course, la Mini-Max, départ le 30 juin de Port-Camargue direction Ajaccio et retour, vous pourrez suivre les news sur : www.societe-nautique.com

Un grand merci à Léman Course au Large et tout spécialement à Hervé Favre qui m’a donné son ancien jeu de voiles, à Jacques Valente qui m’a prêté tout son matériel de sécurité et à Jean-Jacques Cunier qui m’a prêté sa remorque pour descendre mon mini à Port-Camargue.