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Actualité Vidéos
Un petit cours de cuisine à bord, comme à la TV
La Transat 6.50 2009 vécue à bord de Stratus Stratus est à vendre A
vendre ou à louer proto N° 476 plan Germond 2007 Sandwich
verre, carbone, époxy et Airex. Appendices,
mât, bôme et bout dehors : carbone Solent,
spi max, spi médium arrisable, code 5 et gennaker 2009 (seulement Transat), GV
et 1 solent 2008, 2 spis d’entraînement Equipé
Transat, inventaire complet sur demande Grand Prix d’Italie 2009: 4ème, Les
Sables-les Açores-les Sables 2008: 6ème, Sanremo Mini Solo 2008: 2ème, Mini Max 2007: 4ème
Tél :
00 41 79 782 41 03
Fabrice Germond lauréat du prix du C.E.R. 2009 Le comité du Centre d’Entraînement à la Régate a décerné le Prix du C.E.R. 2009 à Fabrice Germond, protagoniste du Centre durant de nombreuses années, comme reconnaissance de sa démarche remarquable lors de son projet pour la Transat 6.50 Charente-Maritime/Bahia courue en 2009, projet au cours duquel il a été successivement et simultanément architecte, constructeur et marin sur “Stratus“.
Laudatio Prix du C.E.R. 2009 Lors de l’assemblée générale de l’association (17/02/10), le comité du C.E.R. a décerné le Prix du C.E.R. 2009 à Fabrice Germond, protagoniste du Centre pendant de nombreuses années, comme reconnaissance de sa démarche remarquable lors de son projet pour la Transat 6.50 Charente Maritime - Bahia courue en 2009, projet au cours duquel il a été successivement et simultanément architecte, constructeur et marin. Qu’il soit félicité pour sa persévérance et sa détermination à mener à bien ce projet de très longue haleine et pour sa résistance face à l’adversité rencontrée pendant la course. Fabrice gagne un diplôme, un sac à dos ainsi qu’un bon d’achat à la boutique nautique La Seiche. Le récit rocambolesque de Fabrice est à lire sur le site Internet www.fabrice-germond.com A propos du Prix du C.E.R. Le Prix du C.E.R. est une reconnaissance annuelle attribuée à un membre ou un à tout un équipage du Centre d’Entraînement à la Régate ayant contribué à la promotion des valeurs de l’association par son comportement et/ou par les bons résultats obtenus. Le sérieux et la complétude de la préparation, l’esprit d’équipe et d’initiative et les bons résultats sont autant de critères à peser pour désigner le ou les lauréats du prix. Le prix peut aussi être attribué en vertu d’une démarche particulière et exceptionnelle (par exemple: gain de toutes les manches d’un championnat, équipage féminin, etc.). Pour mémoire l’équipage « Les Jeunes » avait remporté le Prix 2008, ses membres ayant été récompensés pour leur assiduité à l’entraînement et pour la victoire du Championnat lémanique de Surprise (Trophée Mirabaud) sur CER - Aéroport de Genève lors de leur première année en lesté. Remerciements à la boutique nautique La Seiche pour sa participation au Prix du C.E.R. 2009 Source: CER News - Sylvain Wenger
Transat
6.50
– deuxième étape Bonjour, De
retour dans la jungle urbaine de Salvador de Bahia, après quelques jours de
repos passés sur une petite île entre la mer turquoise, les plages de sable
blanc désertes bordées de cocotiers, de mangrove et la jungle. J'ai pu prendre
un peu de distance par rapport à ma course et je reviens donc sur une deuxième
étape très difficile. Après
la casse importante de la première étape les jours passés à Funchal sont
bien remplis (contrairement à certains je n'ai pas de préparateurs qui se déplacent
à l'escale pour réparer mon matériel) et les derniers jours de pluies
n'arrangent pas mon planning déjà serré. Je prends
malgré tout le départ avec un bateau réparé et en pleine forme. Je
reste prudent en ce début de deuxième étape suite aux réparations effectuées
d'autant que les conditions sont difficiles. Près et vagues croisées au
programme. Stratus tape dans cette mer, le
pont et le skipper sont sans arrêt balayés par les vagues. Le taux d'humidité
dans le bateau est tel que deux jours après le départ plus aucun instrument électronique
ne fonctionne, plus de centrale NKE, plus de pilote automatique et même plus de
GPS... Difficile de naviguer dans ces conditions là. Mais Stratus avance bien
et je remonte gentiment au classement. Je suis 11ème en arrivant sur les
Canaries. Le
passage entre les îles de nuit est un peu compliqué, en effet la dorsale (zone
de haute pression) vient passer ses vacances à Ténériffe plus tôt que prévu
et la fatigue accumulée (toujours pas de pilote) ne m'aide pas. Les conditions
météo après le passage de l’archipel sont idéales et le soleil, enfin de
retour, permet de sécher le bateau, l'électronique, le skipper, ses habits et
de recharger les batteries. Mon
pilote refonctionne mais le moteur du vérin électrique grille rapidement. De
plus le coupe circuit d'une des deux batteries fait un mauvais contact et
l'autre batterie se vide, mais je ne le remarque pas tout de suite car mon voltmètre
ne fonctionne plus... Lors d'une nuit sous spi, le vent montant rapidement,
j'enclenche le pilote pour pouvoir affaler mais par manque d'énergie le pilote
part rapidement au lof, je me fais éjecter du bateau et passe à l'eau !
Heureusement j'ai mon harnais et je remonte rapidement à bord. Crevé, trempé
et sans pilote j'affale le spi et la grand voile pour laisser le bateau vent
arrière, barre libre, sous foc seul, dans le but de pouvoir dormir un peu.
Evidemment au classement du lendemain j'ai perdu de nombreuses places, dur pour
le moral ! Dès
le nord de l'archipel du Cap Vert (et jusqu'au Brésil) je rencontre de nombreux
poissons volants, c'est incroyables les distances qu'ils parcourent en planant
au dessus des vagues. Certains jeunes un peu suicidaires viennent s'écraser sur
le pont de Stratus, j'en sauve quelques un, mais un seul des plus habiles réussi
à atterrir dans le bateau, sur ma feuille, à côté de la pointe de mon stylo,
alors que je suis entrain de prendre la météo ! Mes
problèmes électriques et d'énergie ne s'améliorent pas, je suis donc
toujours privé de pilote et passe beaucoup de temps à la barre mais très peu
à dormir. Je décide alors de faire escale au Cap Vert à Mindelo. Mes rêves
de bon classement s'envolent avec cette décision. Je
reste presque 48 h à Mindelo pour recharger mes batteries, essayer de résoudre
mes problèmes électriques, recoller une petite pièce et changer le moteur de
mon pilote (merci à Maxence qui m'a donné le sien). Je ne suis pas le seul
ministe à Mindelo, mon pote Mathieu s'arrête aussi, mais en repartant nous
savons tous que la course est un peu terminée, le but est maintenant de rallier
Bahia. Le
passage du Pot an Noir (zone de calme d'épaisseur et position variable se
situant au nord de l'équateur) est beaucoup plus difficile pour nous que pour
les premiers, il est en effet très nord lorsque nous entrons dedans et il nous
poursuit alors que nous essayons péniblement d'aller au Sud. Je passe six jours
à la barre (problèmes électriques donc plus de pilote pour changer) dans
cette zone où le vent est quasi inexistant. J'ai le temps de me poser beaucoup
de questions: Mais qu'est ce que je fais là? Pourquoi je fais cette course?
L'investissement en énergie, en temps et en argent en vaut-il la peine alors
que la réussite ne tient vraiment à pas grand chose ? La casse peut détruire
tout espoir de bon résultat. Cette étape me semble terriblement longue et mon
moral est au plus bas. Nous
voilà enfin sorti de ce pot au noir, un groupe de globicéphale vient fêter ça
avec nous. Heureusement les derniers jours le long de la côte brésilienne sont composés de longs et agréables moments de glisse sous spi. J’arrive à Bahia à 8h du matin (heure locale). A peine un pied sur le ponton que l’on me tend une caipirinia-maracuja, peut-être pour me faire oublier mon mauvais classement. Je suis tout de même très content d’être arrivé à bon port.
L'arrivée
à Salvador de Bahia et le traditionnel bain forcé pour le skipper Cette
course a été extrêmement difficile (en tout cas moralement) et les moments de
plaisirs ont été peu nombreux, mais ils ont été très forts, je me souviens
des surfs interminables sur mon bolide seul au milieu de l’océan, des
couchers de soleil et lever de lune magnifiques, des ciels étoilés
incroyables, d’un nombre d’étoiles filantes inimaginables, des sillages des
dauphins de nuit qui grâce au plancton phosphorescent zèbrent l’eau autour
du bateau, ... Je
tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé et soutenu dans cette aventure et
qui m’ont permis d’aller jusqu’au bout : Novae,
le CCS, le Sport-Toto, Nautix, le Chantier Naval Aebi, Julbo, Europ’sails,
Bioboat, Musto, Paraloc, Olivier Cujean, le Domaine de la Mermière, Yves
Batardon, la Cave des Chevalières, Sébastien Dupraz, la commune de Soral et
ses habitants, les membres du groupe de soutien, mes amis, ma famille, Catherine
ma compagne et tous ceux qui m’ont envoyé des messages pendant la course
ainsi que ceux que j’ai oubliés... J’espère
vous revoir tout bientôt ! Bien
à vous ! Fabrice Transat
6.50
– première étape Bonjour, Dimanche
13 septembre à 14h17, nous nous élançons de la Rochelle pour la première étape
de la Transat 6.50! Après
un départ moyen, je reprends
rapidement des places au près, puis sous spi. Le soir alors que j’avais mis
le pilote afin de pouvoir mettre mon ciré, mon bateau part au lof et le spi
s'enroule complètement autour de l’étai. Après avoir essayé, mais
sans succès, de le dérouler depuis le pont, je décide de monter au mât. La
nuit et les vagues ont rendu la manœuvre très difficile. Je passe deux heures
dans le mât qui se balance dans tout les sens à essayer de défaire le spi
tout en me tapant partout. Les mouvements du bateau sont tels que le pont se
retrouve de temps en temps sous l’eau. Et je n'y arrive pas... Plus
tard, je décide de m’arrêter à la Corogne pour finir d’enlever mon spi et
réparer mes barres de flèches tribord qui sont toutes entrain de s’arracher
de leur fixation sur le mât. J’ai également un gros soucis électrique que
je ne peux pas résoudre à ce moment là. Donc,
je repars. Après le passage du cape Finisterre alors que je fais des surfs à
plus de 15 nœuds en pleine nuit noire, la sécurité de mon safran (gouvernail)
sous le vent casse après avoir heurté quelque chose. Un deuxième choc. La sécurité
casse à nouveau et le safran, à moitié dans l’eau, fini par démolir complètement
le casting (boîtier qui relie le safran à la coque). N’ayant plus de safran,
mon mini part au lof, le spi se retrouvant dans l’eau il arrache le bout
dehors qui passe sous le bateau! Je me demande alors, si je vais réussir à
rallier Funchal si le sort s'acharne ainsi contre moi... J’ai donc effectué les cinq derniers jours de l’étape avec un seul safran (et du mauvais coté), sans bout dehors, donc sans spi. De plus mes barres de flèches tribord qui s’arrachent à nouveau et le mât qui menace de tomber... J'ai barré plus de 20 heures par jour, quelques fois sans électronique ni GPS, ne pouvant mettre le pilote que durant la journée quand il y avait un rayon de soleil…
Arrivée
à Funchal Ce
n’était donc pas une étape de tout repos. Je ne suis évidemment pas
content, ni de mon résultat ni d’avoir eu autant de casse, alors que mon
bateau était super prêt. Mais finalement et heureusement,
j’ai tout de même pu rejoindre Funchal. Je suis entrain de tout réparer
pour pouvoir oublier ce début de course difficile et faire un belle deuxième
étape, car la route est encore longue! Nous quitterons Funchal samedi 3 octobre pour
mettre le cap sur Salvador de Bahia (à suivre sur : www.transat650.org). Bien
à vous ! Le
grand départ Bonjour, Après
une saison bien remplie où l’accent à été mis sur les entraînements (ça
coûte beaucoup moins cher que les courses…), le départ de la Transat 6.50
arrive à grand pas. Coté course je n’ai pas pu participer à la Sanremo Mini
Solo, les grutiers m’ayant un peu abîmé mon bateau lors de la mise à
l’eau, mais notre quatrième place au Grand Prix d’Italie avec Etienne David
reste un excellent souvenir. A
terre c’est déjà la course avant la course, il faut tout organiser, préparer
le bateau, essayer de boucler le budget et ne rien oublier… Stratus est paré
pour la grande aventure, j’ai poncé sa carène et giclé un nouvel
antifouling pour qu’il glisse comme un dauphin dans l’eau, toutes les pièces
usées ou abîmées ont été changées, un deuxième pilote automatique moins
gourmand en énergie à été installé et finalement trois panneaux solaires
(cinq au total) ont été rajoutés. Alors que d’autres skippers partent avec
des piles à combustible ou des groupes électrogènes, 100% de l’énergie du
bord sera d’origine solaire pour des raisons écologiques, de poids, de prix,
de simplicité et de facilité d’utilisation. La semaine passée Stratus a
retrouvé son élément favoris le temps d’essayer mes nouvelles voiles. Le
bateau de Mathieu Verrier et le mien partiront lundi prochain pour la Rochelle où
nous devons être présents à partir du 3 septembre. Dimanche 13 septembre à
14h17 les 84 concurrents de la Transat 6.50 s’élanceront de la Rochelle pour
la première étape en direction de Madère. Le 3 octobre nous mettrons le cap
sur Salvador de Bahia pour une étape de 3100 milles (5700 km). Merci beaucoup pour votre soutien, c’est aussi grâce à vous que je serai sur la ligne de départ. Embarquez avec moi, suivez toute la course de près et visualisez notre position en temps réel sur : www.transat650.org Je me réjouis de vous raconter ma transat. Bien
à vous ! Fabrice Grand Prix d’Italie Ce samedi
18 avril à 12h45, 24 minis s’élancent sur la ligne de départ du Grand Prix
d’Italie pour une course en double de 540 milles (Gênes, Capraia, la Caletta,
Giannutri, Elbe, Gênes). Parmi les 14 prototypes, 6 bateaux neufs sont présents
avec leurs équipages expérimentés, leurs préparateurs et leurs gros budgets.
C’est donc une confrontation très intéressante pour nous avant la Transat
6.50 (départ le 13 septembre). Pour cette première course de la saison je suis très heureux de naviguer à nouveau avec Etienne David. J’ai en effet d’excellents souvenirs de régates avec lui, notamment une belle victoire d’étape lors du Tour de France à la Voile 1999 (ça ne me rajeunit pas ça…). Départ
du Grand Prix d’Italie Après un
bon départ et grâce à la bonne vitesse et au bon cap de Stratus au près,
nous sommes bien dans le coup et régatons contre Assem group de Mathieu Verrier
et Cédric Boeri, ce qui ne me change pas beaucoup de mes entraînements à Hyères. La traversée
de Gènes à l’île de Capraia (à l’est du Cap Corse) puis jusqu’à la
bouée de la Caletta (côte est de la Sardaigne) se déroule dans des conditions
souvent légères. Nous virons la bouée en troisième position après une belle
première moitié de course malgré que le GPS nous ait joué quelques mauvais
tours. Le vent et
une mer hachée sont au rendez-vous lors de la remontée au reaching puis au près
jusqu’à l’île de Giannutri. L’île d’Elbe passée, les vagues se
calment enfin, puis les petits airs et la pétole sont de retour. Nous terminons
cette course l’écoute entre les dents comme si nous étions entre trois bouées.
Les derniers milles sont les plus longs, alors que nous sommes troisième, pas
très loin du deuxième, le vent a disparu. Speedy Maltese est juste derrière
nous et réduit son écart en attrapant quelques risées. Ce dernier sortira
vainqueur d’un final digne d’un match race. Un peu déçu de cette fin nous
sommes néanmoins satisfait de notre quatrième place étant donné le niveau
des équipages et de leur monture. Nous garderons de beaux souvenirs de régate
et de belles images (les monts enneigés du sud de la Corse, les nombreux
dauphins, …). Je remercie
beaucoup mes nouveaux partenaires : Novae restauration, grâce à qui
j’ai très bien mangé pendant cette course et Julbo qui protège mes yeux
avec ses excellentes lunettes. Le
lendemain soir après la remise des prix je profite des conditions annoncées
(vent d’Est, 30 nœuds maximum au large) pour ramener mon bateau à Hyères.
Je passe rapidement du spi au foc seul lors de ce convoyage exprès où les
surfs s’enchaînent pour arriver à Hyères comme une fusée avec 40 nœuds de
vent ! La
prochaine course auquel je participerai est la Sanremo Mini Solo du 15 au 17 mai
( www.oceanitalia.com/SMS/
). Entraînements, courses et entraînements Ma préparation pour la Transat 6.50 s’intensifie, avec Mathieu nous enchaînons les entraînements intensifs, au programme speed tests, manœuvres, speed tests, … En parallèle nous avons effectué avec succès le test d’effort, l’échographie du cœur et le cours de secouriste, obligatoires pour la Transat. La
suite du programme est composée du Grand Prix d’Italie du 18 au 25 avril au départ
de Gènes. Je ferrai équipe avec Etienne David, qui est entre autre le parrain
de Stratus. Cette course en double sera suivie de la Sanremo Mini Solo du 15 au
17 mai. Vous pouvez suivre celles-ci sur les sites : www.gpi-mini650.com
et www.oceanitalia.com/SMS/
En
route vers la Transat 6.50 2009 Je vous souhaite tout d’abord une excellente année 2009 en espérant que les vents vous soient favorables ! Alors que les skippers du
Vendée Globe régataient dans le grand sud, Mathieu Verrier et moi-même (Horizon3
Sailing Team) nous sommes
entraînés dans le grand sud de la France, à Hyères. Ces navigations ont été
fortes utiles et nous nous réjouissons de nos prochains entraînements avec le
COYCH (notre club de voile à Hyères) en février. Mais la bonne nouvelle de
cette fin d’année pour nous est que nous sommes qualifiés, inscrits et sélectionnés
pour la Transat 6.50 2009 (le nombre de places étant limitées à 72, seuls les
skippers et bateaux ayant le plus de milles en course sont sélectionnés) !
Nous serons donc sur la ligne de départ à la Rochelle, le dimanche 13
septembre 2009. Meilleures salutations et à bientôt pour plus de news ! Fabrice Gascogne
qui cogne Me
voici de retour sur la terre ferme après une course mouvementée. Après
un premier front avec des vagues courtes et croisées très inconfortables au près
(les chocs étaient violents) et alors que je ne recevais pas la météo et les
classements de la course (je ne les recevrais pas de toute l’étape), j’ai
appris d’un bateau accompagnateur qu’un coup de vent arriverait d’ici
trois jours. Je suis parti au sud pour passer le Cap Finisterre avant la tempête,
mais un jour de pétole (calme) puis un premier coup de vent avec des pointes à
35 nœuds arrivé 24 h plus tôt que prévu m’en a empêché. Je me suis donc
retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment avec plus de 50 nœuds de vent
(plus de 90 km/h) ! Je suis resté à la barre concentré pour négocier au
mieux les vagues mais je me faisais régulièrement éjecter à travers le
cockpit… Ma girouette anémomètre s’est arrachée et envolée ce qui ne me
permis plus d’utiliser le pilote en mode vent. Ensuite le pilote automatique
et la centrale de navigation ont cessé de fonctionner ne supportant pas
l’atmosphère très très humide de l’intérieur du bateau. Mais je n’étais
pas seul à avoir des problèmes, près de la moitié des skippers ont abandonnés !
La suite de l’étape s’est donc déroulée sur une route un peu plus longue que la route directe, avec plus que mon pilote de secours, dans des conditions alternant entre pétole et vent fort et le tout au près. Après 14 jours de mer j’étais donc extrêmement impatient et content d’arriver aux Açores et j’en ai profité pour dépasser deux concurrents peu avant l’arrivée. L’accueil à Horta a été fantastique. L’arrivée à Horta © Mélanie Bahuon www.melaniebahuon.com Après trois jours de repos et de préparation c’était le départ de la deuxième étape. J’ai rapidement pris une route très nord (un peu trop nord) pour aller chercher du vent. Ensuite j’ai commencé à attaquer sous spi mais n’ayant plus de mode vent sur mon pilote le bateau a fait de gros vracs alors que j’essayais de me reposer. Le troisième jour de course mon écarteur de spi a cassé puis l’après-midi c’est l’articulation et l’arrière du bout-dehors qui ont cassés, je ne pouvais donc plus mettre de spi ce qui allait beaucoup m’handicaper quand le vent faiblirait. En cassant, le bout-dehors a complètement plié le balcon avant. Celui-ci a du raguer sur la fixation de l’étai et ce dernier a cassé deux jours après ! Heureusement le solent (voile d’avant) a retenu le mât et a empêché qu’il ne tombe. Après avoir réparé l’étai je me suis rendu compte que la bastaque sous le vent s’était défaite, j’ai donc également réparé celle-ci. Après cette matinée de bricolage la suite de l’étape s’est déroulée sans trop de soucis mis à part que je n’avais plus d’électricité à la fin de celle-ci. N’ayant que deux petits panneaux solaires comme unique source d’énergie et le soleil n’étant pas vraiment au rendez-vous de cette deuxième étape, j’ai passé les trois derniers jours et nuits à la barre, n’ayant même plus de GPS et de feux de mât à la fin de la dernière nuit. La traditionnelle fresque sur les quais d'Horta Départ d'Horta © Mélanie Bahuon www.melaniebahuon.com Je
termine l’étape cinquième proto et sixième au classement proto des 2 étapes
mais de nombreux minis de séries sont arrivés avant les protos dans ces
conditions météo difficiles. Je suis content d’avoir terminé cette course
qui fut un bon test et entraînement pour le bateau et le skipper même si le
plaisir n’était pas tous les jours au rendez-vous. Stratus et son skipper
vont maintenant prendre un peu de repos avant d’attaquer les préparations, réparations
et entraînements en vue de la Transat 6.50 2009 ! Meilleures
salutations et à bientôt pour plus de news ! Fabrice Les Sables – Les Açores – Les Sables Suivez la course Les
Sables – Les Açores – Les Sables (départ le 26 juillet) en direct sur :
www.lessables-lesacores.com 2ème de la Sanremo Mini Solo Me
voici de retour sur la terre ferme après ma première course en solitaire, la
Sanremo Mini Solo, et une qualification de 500 milles pour la course Les
Sables-Les Açores qui aura lieu en août. Après que le vent fort qui soufflait à Hyères m’ait empêché de mâter mon voilier au moment voulu, c’est ensuite la pétole (calme plat) qui ne m’a pas aidé à me rendre rapidement à Sanremo. Je suis finalement arrivé à bon port le soir avant le départ de la course.
Stratus
et sa nouvelle garde robe avant et au moment du départ Au
moment de la sortie du port avant le départ, une certaine crispation pouvait se
lire sur les visages des skippers. Les grains se succédant, les 20 marins se
demandaient combien de ris (les ris permettent de réduire la surface des voiles
quand le vent est fort) ils devaient prendre. Le vent étant finalement retombé
un peu, je suis sorti du port avec un ris dans la grand voile, comme la plupart
des bateaux. Pendant la procédure de départ alors que le vent faiblissait
certains skippers dont Andréa Caracci (qui finira premier) renvoyèrent leurs
ris. Ne l’ayant pas fait à ce moment là, j’ai du me dégager des autres
concurrents après le départ pour renvoyer toute ma toile, mais ma grand voile
coinçait (un petit défaut de jeunesse) ce qui m’a fait perdre un peu de
temps. C’est ensuite avec beaucoup de plaisir, une bonne vitesse et un
excellent cape que mon Stratus, propulsé par ces belles nouvelles voiles (merci
Europ’sails), a débuté cette course. On s’est donc vite retrouvé devant
et au vent du groupe de concurrents, seul Caracci avait pris une précieuse
avance. Après une après midi et une nuit rythmées par les grains, où je
n’ai pas quitté la barre, c’est fatigué, trempé et un peu congelé que
j’ai contourné la bouée de Portofino. Alors que je dormais (un peu trop…)
sous pilote le vent est rapidement tombé. C’est sous grand spi, dans la pétole
que j’ai terminé 2ème de la Sanremo Mini Solo. N’ayant
pas fait de points au sextant (l’ancêtre du GPS) l’année passée durant ma
qualification de 1000 milles, c’est armé de mon sextant que j’ai ensuite
fait les 500 milles en solitaire exigé par la Classe Mini. Je
vous souhaite un bel été (même si c’est pas bien parti) et à bientôt pour
plus de news ! Le programme de courses 2008 Sanremo Mini Solo 16 au 18 mai 2008Course
en solitaire de 140 milles. Parcours : Sanremo - île Gallinara – Portofino -
Sanremo Course en double de 1 000 milles. Parcours : Marseille - Alger -
Marseille Course
en solitaire de 2600 milles. Parcours : Les Sables d'Olonne – Horta (Les Açores)
– Les Sables d'Olonne. Salon du Nautisme et de la Croisière Passez
à notre stand au Salon du Nautisme et de la Croisière, le vendredi 23 novembre
de 17h à 22h et le samedi 24 novembre de 10 h à 19 h à la caserne des Vernets,
à Genève. La qualification en solitaire Suite à mes courses en double, je voulais terminer cette saison par ma qualification de 1000 milles en solitaire. Celle-ci est obligatoire pour pouvoir s’inscrire à la course Les Sables – Les Açores – Les Sables et à la Transat 6.50.
Au
programme : Hyères, le Cap Corse avec le passage obligatoire de l’Ile
Giraglia, l’Ile Giannutri, retour au Cap Corse puis passage d’une bouée
dans le Golfe du Lion, une autre devant Barcelone et finalement retour à Hyères. C'est
en théorie sans escale, mais on peut s'arrêter si jamais il y'a des BMS (coup
de vent). Il y'en a eu 4... Nous nous sommes arrêtés 3 jours à Fréjus. Nous
avons fait quasiment tout le
parcours au près, ça nous a donc pris 14 jours pour plus de 1500 milles...avec
des vagues souvent courtes et grosses. A part mes vieilles voiles qui se sont déchirées,
m’obligeant à faire de la couture en mer, et la prise de mon GPS qui a grillé
je n’ai pas eu de casse. C’était un excellent test pour mes futures
navigations en solitaires et je me suis bien fait plaisir. Mini-Max Du 30
juin au 8 juillet
Deux semaines
à peine après la Course des Lions je repartais à Port Camargue pour préparer
la Mini-Max. Au programme, réparation et optimisation du bout-dehors ainsi que
tout ce que je n’avais pas eu le temps de faire avant la Course des Lions…
Mon équipier
pour cette course se nomme Course des Lions Du 2 au
10 juin Après
un beau baptême et une bouteille de champagne cassée du premier coup par la
main experte d’ Etienne David, Stratus quitta l’eau douce le surlendemain
pour prendre la route direction de Port Camargue. La jauge et ses tests de
stabilités craints par les skippers et les architectes a été passée avec succès. La
semaine de préparation du bateau avant la Course des Lions a été extrêmement
chargée. Une fois l’électricité et l’électronique installées, quelques
réparations effectuées sur les voiles, les contrôles de sécurité passés,
… Stratus et son équipage étaient prêts à prendre le départ de leurs
première course. Mon équipière était Sandrine
Lescaudron, une navigatrice bretonne se construisant également un proto 6.50. Après
un départ retardé de quelques heures pour laisser passer un coup de vent et
une sortie de port un peu sport c’était enfin parti pour cette course. Dès
le premier envoi de spi une sangle que j’avais fait faire par une voilerie et
qui tenait l’extrémité de mon bout-dehors, glissa et le bout-dehors passa à
travers celle-ci. Malgré les nombreux bricolages pour essayer d’éviter ce
problème celui-ci se répéta durant toute la course et nous empêcha souvent
de mettre le spi. Sans cette voile il était extrêmement difficile d’être
compétitif face aux autres concurrents. En plus ce problème de sangle fini par
casser l’arrière du bout-dehors. Du coup à défaut de faire un bon résultat
(22 ème) cette course nous permis de mettre au point le bateau. J’ai malgré
tout eu beaucoup de plaisir et me réjouis de la prochaine course, la Mini-Max,
départ le 30 juin de Port-Camargue direction Ajaccio et retour, vous pourrez
suivre les news sur : www.societe-nautique.com |